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L’Histoire


L’histoire connue de Bonnefontaine débute à la fin du XIème siècle lorsque Geoffroy Chaudeboeuf fait donation de la terre de Bonnefontaine à l’abbaye de Saint Florent de Saumur.
A la fin du XIIIème siècle Bonnefontaine entre dans la famille de Saint-Brice pendant trois générations. En 1370 Guillaume de Porcon, fils d’Olivier de Porcon, compagnon de Bertrand du Guesclin, épouse Jeanne de Saint-Brice, unique
héritière de Bonnefontaine.
La famille de Porcon est originaire de Saint-Méloir-des-Ondes, près de Cancale. Arthur de Porcon fut Chambellan de la Duchesse Anne de Bretagne et capitaine de Fougères en 1488. Les Porcon seront pendant deux siècles les seigneurs
de Bonnefontaine. Françoise de Porcon devient héritière de Bonnefontaine en 1533, elle épouse Pierre Giffard de La Marzelière.



Elevé à la cour du roi François 1er et gentilhomme de sa maison, Pierre de La Marzelière reçoit le collier de l’Ordre de Saint Michel pour sa belle conduite au siège de Renty dans le Boulonnais en 1556. Il obtient du roi Henri II, le 5 juillet
1547, l’autorisation de transformer Bonnefontaine en place forte. C’est lui qui fera construire la partie Sud du château notamment la grosse tour à mâchicoulis. En 1604 la fille de François de La Marzelière hérite de Bonnefontaine, elle
épouse en 1631 Malo de Coëtquen, fils d’une Orléans-Rothelin et petit-fils d’une Rohan-Guémené.
Les Coëtquen sont également à cette époque les seigneurs de Combourg où il résident souvent et Gouverneurs de Saint Malo. Environ 150 ans plus tard, le fameux fantôme à la jambe de bois, cher au grand écrivain romantique Chateaubriand,
comte de Combourg, n’est autre que Malo III de Coëtquen, Baron de Bonnefontaine (et fils de Charlotte de Rohan Chabot). En 1754 Bonnefontaine est vendu par Louise-Maclovie de Coëtquen, épouse d’Emmanuel de Durfort, Duc de Duras. Bonnefontaine est acheté par Jean de La Motte, seigneur de Lesnage. Au décès de sa femme, son ayant droit ayant émigré, la terre est vendue comme bien national en l’an VII.



Bonnefontaine changera de mains plusieurs fois jusqu’à ce que Guy Aubert de Trégomain s’en porte acquéreur en 1806. Ami des héritiers légitimes, le nouvel acquéreur agit avec leur consentement et les dédommage. Député
d’Ille-et-Vilaine sous le roi Charles X , Guy Aubert de Trégomain fut un ardent défenseur du parti légitimiste, opposé à Louis-Philippe. Lors du Complot de l’Ouest (mené par la Duchesse de Berry), visant à détrôner le nouveau roi des français (au profit du comte de Chambord, petit-fils de Charles X), il se voit confier le commandement de l’armée d’Ille-et-Vilaine. Bonnefontaine est à nouveau vendu en 1858.



L’acquéreur est le jeune François de Guiton (dont la famille aurait participé à la conquête de l’Angleterre avec Guillaume le Conquérant en 1066) âgé de 26 ans seulement et marié à Françoise Hay des Nétumières. Vingt ans plus tard, il entreprend d’importants travaux qui donneront au château et au parc leur aspect actuel .



La Vicomtesse de Guiton, décédée sans postérité en 1910 a légué la propriété à son neveu, Jacques Marquis de Kernier.
Sa fille, Béatrix Le Cardinal de Kernier, en hérite. Par son mariage avec le Comte Léonor de Rohan Chabot, Bonnefontaine est entrée de cette famille, dans laquelle elle est restée depuis lors.